Maman ! Je sais compter jusqu'à dix...!

Maman ! Je sais compter jusqu'à dix...!
Un après midi de Mars.. La petite Marie est née ! Toute la famille vient voir le nouvel être humain. Qui pourrais bien faire partit des 6 milliard 5 personnes sur cette terre. Très vite, Marie grandit. Elle a treize ans aujourd'hui... Orpheline. Marie parle souvent toute seule. Dans sa chambre, dans la salle de bain... Partout. Se mord souvent la peau. S'imagine atrice dans un film. Se voit très bien piloter un hydravion au dessus de la mer adriatique au côté de Porco Rosso. Marie veut se marier avec Hayao Miyazaki. Gagner un concour de designer character... Bref, Marie créait un monde dans sa tête.

Mais l'autrice de ce blog, qui est Marie, donc moi, vous propose de ne pas suivre ses histoires noires. Les passages de sa vie en ce moment difficile ne servent à rien. Et moi-même, adolescente, je penses que l'on a suffisemant de problèmes... Alors, lire de la tristesse n'apporte rien. J'ai décidé de vous parler de mon enfance. Mon enfance joyeuse du Sud. De mes parents, de ma vie, de mon ancienne façon de voir les choses. Je pense peut être que cela rend plus gai. Et même, quelque fois, ça peut faire rire. Les longs caprices. Et même quelque fois de longs chagrins. D'une petite fille sans amis. Une éphémère enfant qui se fabrique un monde de son jardin, de ces branches, de ces animaux sauvages, de son imagination et de son dessin... Une vision qui peut, quelque fois transporter.... Une clairvoyance que votre psychatre amuse énormément.... Je suis particulière dans ma foi en Laputa... Oui, le château dans le ciel. Une des légendes japonaises mise en scène par mon cher Hayao... Je suis surnomée Noir. Un pseudonyme qui me convient parfaitement. Blanc et Noir. Un dessin animé japonais qui vous transporte dans le monde imaginair des enfants, dans un monde où le rêve de dominer devient réel... Bien sûr tous ceci est partager avec des amis. Je ne mentionerai pas leur nom... Ce n'est pas vos affaires. Je sais, je deviens méchante... Mais bon.
Je vous propose, dès la fin de cette phrase, ou même dès ma connexion prochaine... De lire, les histoires de cette petite fille bourrée d'imagination, qui se croit à l'opéra sur la place de Porquerolles. Je vous le dit franchement : les touristes se sont bien marrés !

# Posté le samedi 21 novembre 2009 15:25

Modifié le mardi 22 décembre 2009 17:36

Mort soudaine des cigales...

En chaque période glaciale de l'année, le jardin devenait un cimetière pour mon petit âge. Plus d'oiseaux, plus de cigales, plus de fleurs, plus de feuilles.... Tout cela était déprimant.
Mais heureusement ! Papa revenait de Paris ! Avec, dans sa valise de nouvels boules de noël colorées. Des fées revenaient des boutiques artistiques, des sapins, des objets... C'était magique ! On s'installait à côté de lui, et, une après une, nous présentait ses achats d'un air amoureux. Mais toujours, nous avions le droit à ses longs discours sur la beauté des choses. Il ne fallait pas oublier que chaque existance sur terre a sa beauté, son importance... Avec Maman, on recevait le bonheur d'accrocher les boules en faisant bien attention à l'ordre et à la couleur pour ne pas s'emporter dans la proportion des choses, et pour que le sapin soit organisé de tous les côtés. Ce moment d'émerveillement devient sacré pour moi. Je pense peut être trop à ces souvenir.
Alors Marie Lo appelle Marie Le. Sa seule amie. Et lui propose de venir voir son sapin. Mais Mom's Marie Le, ne veut pas.
Ces surnoms idiots pas bien choisis servent à différencier Marie Lopez et Marie Lemontréer. Ce que je vous dit maintenant n'a rien à voir avec mon histoire mais c'est pourtant important avec ma jeunesse.
Je demande à ma maman si je peux aller jouer dans le jardin pour aller voir Shang qui s'entraîne pour son futur combat. Je met mes bottes grenouilles, mon manteau coccinelle, et le petit animal que je suis devenu s'en va rejoindre son ami imaginaire ! J'imagine que vous voyez très bien qui est Shang... L'officier dans Mulan !!! Oui !! J'était amoureuse de lui quand j'étais petite. On prenait nos chevaux, et, au galop, nous partions combattre esprits de la forêt... ! C'était des jeux formidables auquels se prétait mon grand frère, armé d'un énorme bâton qu'il trouvait souvent entre les feuilles morts et les buissons... Bref, Shang était mon deuxième ami.
En ces hivers longs et froids, je trouvais toujours un moyen pour occuper ma cervelle de piaf ! Entre Shang, les guerres, les espits de la forêt, le sapin.... Je n'avais aucune raison de m'ennuier... Et pourtant, j'y arrivais très bien quand il pleuvait trop et que je n'avais pas le droit de sortir dehors...

Souvent il suffit d'une cigale pour émerveiller le jeu.
Mort soudaine des cigales...

# Posté le dimanche 22 novembre 2009 07:48

Modifié le mardi 22 décembre 2009 17:35

Doux parfum d'encens...

Papa et maman n'aiment pas nous voir descendre dans la falaise. Mais je m'en fiche. Notre maison isolée de Porquerolles dominait la mer, au loin, la Corse aurait pu nous sourire. Je descendais toujours, glissant sur la roche sauvage. Chaque mouvement accompagnait le vole du Gabian. Mes cris communiquaient avec chacun des ses battements d'ailes. Je l'appellait, lui au loin, dans le soleil de méditerranée. De longues rotations de bras se mariaient avec ses plumes tremblantes au mistral.

Nous étions amis. L'enfant et le Gabian. Son regard traversait le mien. Dans cette longue crevasse où les vagues étouffaient tous sons... Les gestes, les longues danses, le regard... Epousaient le vol du Goéland. Maître de la méditerranée, il parle à la mer... Cette mer, femme au caractère inconnu... Joyeuse, elle danse avec le vent. Sereine, elle vous laisse la caresser. Mais son plus beau visage est celui de la colère. La femme montre sa figure de guerrière et défit rôchers, hommes, îles... La plus noble de toutes les s½urs, est la méditerranée.

Longs et langoureux plongeons dans ses bras. A découvrir ses fonds. Les fonds de vie. Le ballet des poissons. La nage pacifique du mérou. Sa grande gueule sortirait des mélodies de jazz. La rencontre avec ces longues murennes. Remontons à la surface. Prenons de l'air. Et cette fois, rester là... Dans les bras de la méditerranée.

Chaque retour me paressait terrible... Mais pourtant, le retour à Hyères n'était pas catastrophique. Non, une longue odeur du Sud. Mais plus de cigales... Fin de l'été. Papa repart travailler. Maman reste auprès de nous. On prépare la rentrée. L'odeur de ces nouveaux cahiers, du cartable nettoyé, des stylos... Où es tu ? Gabian ? Mérou ? Cigale ? Murenne ? Porquerolles ? Je veux vous revoir ! Où sont passées mes vacances ? Je ne veux pas voir ces gens ! Je ne veux pas ! Ils m'ont volé ! Ils m'ont assassiné ! Maman !! Je ne veux pas aller à l'école !
Au cours de la leçon sur la soustraction de CE1... Je voyais mon mérou, je ressentais le vent sur mon visage. Je sentais le calin de la mer. Bonheur et insuffisance.
Porquerolles, c'est toi que j'aime.
Doux parfum d'encens...

# Posté le jeudi 03 décembre 2009 17:03

Modifié le mardi 22 décembre 2009 17:34